Préambule

L’intégralité du texte du projet I-SITE déposé par un large consortium constitué autour de la COMUE UBFC n’est toujours pas publiée alors que le résultat est public depuis longtemps. Les personnels des différents établissements partenaires sont censés avoir adhéré en toute connaissance de cause au projet alors qu’ils le découvrent progressivement et parcimonieusement après coup.

Nous choisissons de publier la traduction française qui circule en pair à pair depuis quelques semaines, d'une part car il est totalement anormal que ce dossier qui engage toute la COMUE et donc tous ses personnels reste encore caché. D'autre part, car il montre clairement la vision d'un Enseignement Supérieur et de Recherche à deux vitesses et privilégiant quelques domaines scientifiques au détriment des autres, vision portée par les deux autres listes puisque beaucoup de leurs membres sont à l'origine de l'I-SITE (et espèrent en tirer les bénéfices).

Consulter la version française du dossier.

Nous présentons donc à nouveau l’analyse que nous développons depuis l’émergence du projet (et même avant puisqu’il en allait de même pour le projet HUMANIDEX conçu et déposé par l’uB au cours de la mandature précédente), analyse que nous avons exprimée dans les différentes instances; nous l’illustrons un peu plus largement d'après les éléments en notre possession.

Nous la complétons également par rapport au document [1] publié par Annie Vinter, présidente provisoire et candidate à la présidence, sur le site de la COMUE. Notons que les négociations financières ne changeront pas l’orientation politique du projet.

Kaa
Ayez confianssssss....

Enfin, nous entendons, de la part des promoteurs de l'I-SITE, des propos pour le moins surprenants, en résumé: « ce qui est inscrit dans l'I-SITE n'est pas ce qui sera mis en œuvre, il fallait y mettre ce que nous y avons mis pour être crédibles afin que le dossier soit accepté ». De deux choses l'une: soit c'est un aveu d'avoir roulé le jury dans la farine, soit ce sont les personnels, et électeurs, qu'on cherche à hypnotiser par des promesses d'abondance.

Rappelons qu'une évaluation de la mise en œuvre de l'I-SITE est prévue, conditionnant sa prolongation. Difficile d'imaginer que c'est le ministère qui est roulé.

Recherche

Il faut tout d’abord remarquer que le périmètre de l’I-SITE est très restreint puisqu’il concerne moins d’un quart des chercheurs:

Sur un total de 2 330 chercheurs, le périmètre d’excellence sous-tendant les priorités est défini par environ 550 chercheurs issus des équipes les plus prestigieuses des laboratoires notées A et A+.
(page 8 de la version française)

On apprend d'ailleurs dans [1] que cette proportion d'environ 25 % est un « pourcentage qu'un porteur d’IDEX sélectionné en 2011 a conseillé d’afficher ». On mesure toute la rigueur scientifique à l'origine de cette proposition… Qu'importe les propos, l'important est d'être sélectionné. Remarquons également que ces 550 chercheurs seront issus des laboratoires A et A+. Quand on connaît les appréciations parfois douteuses des instances d'évaluation émettant ces notes, pratiquant une évaluation davantage politique que scientifique, l'inquiétude est de mise.

Ces heureux bénéficiaires rafleront quasiment tout:

Le projet prévoit d’allouer plus de 75% des ressources PIA à ce cœur d’excellence. Une proportion du budget d’environ 20% sera consacrée : (1) aux projets interdisciplinaires permettant de réorienter les personnels enseignants-recherche vers ou au sein des domaines prioritaires ; (2) au rapprochement des autres domaines scientifiques à la dynamique des domaines prioritaires. Le but est d’opérer, en 10 ans, une mutation vers une approche exhaustive des priorités à l’échelle d’UBFC, afin de consolider la réputation de l’université, dont il apparaîtra ainsi qu’elle maîtrise l’ensemble des aspects relatifs aux trois piliers scientifiques choisis
(page 36)

au détriment (cela va sans dire) de tous les autres domaines. Le document [1] répond que

le programme prévoit des « projets interdisciplinaires » et des « projets blancs ». [...] Il faut souligner que les seuls appels à financement de projets de recherche à proprement parler sont ces projets interdisciplinaires et ces projets blancs ouverts à toutes les disciplines.

Mais le document de l'I-SITE est très clair, ces projets interdisciplinaires et projets blancs ont pour unique but le « rapprochement des autres domaines scientifiques à la dynamique des domaines prioritaires » (cf. extrait ci-dessus). Il n'est donc plus question de soutien à une recherche qui n'irait pas vers les domaines prioritaires. Ce n'est donc pas seulement 75 % du budget recherche aux domaines prioritaires, mais plutôt 95 %. Le reste étant des frais des gestion.

Les « pauvres », ceux qui ont été écartés (les 75 % non retenus), devront faire des sacrifices pour que les riches le soient encore plus:

Caractéristiques principales du budget. Le coût précis de chaque action a été évalué en identifiant les parts endossées respectivement par le budget PIA et par le consortium. Le coût total du projet sur 4 ans s’élève à env. 162 M€ dont env. 42 M€ sont sollicités au titre du financement PIA. Environ 120 M€ sont assurés par les partenaires du consortium.
(page 9)

y compris en leur redéployant des postes:

UBFC déploiera des mesures pour s’élever au niveau des pratiques qui caractérisent l’excellence internationale : (a) Redirection de 10% des postes d’enseignants-chercheurs vacants vers les domaines prioritaires. (b) Encouragement de l’exo-recrutement.
(page 9)

Sur ce point, le document [1] répond qu'il s'agit de « maintenir le potentiel de ressources humaines suite à des départs à la retraite » et que les seules redirections seront « à l'intérieur des sections CNU sous-jacentes aux axes thématiques d’ISITE-BFC. » Mais ce n'est pas ce qui est inscrit dans le document. De plus, l'objectif de l'I-SITE est de financer uniquement les projets allant vers les domaines prioritaires (voir ci-dessus). Comment penser une seconde que la politique de postes associée ne serait pas de privilégier les postes dans ces domaines prioritaires au détriment des autres domaines scientifiques ?

On pourrait penser que tout ira pour le mieux pour les « élus » qui auront les moyens de faire leur recherche. Mais ils seront pour la plupart extrêmement encadrés par un très petit nombre de chercheurs seniors (dont on ne sait pas par qui et sur quels critères ils seront choisis):

Fournir un portefeuille à des chercheurs seniors d’UBFC, afin d’encourager la réaffectation de ressources humaines d’UBFC aux domaines prioritaires, aux conditions suivantes:
  • réorientation d’une équipe de recherche d’UBFC vers un nouveau projet en phase avec un des trois domaines prioritaires d’UBFC ;
  • engagement des membres de ladite équipe d’UBFC à abandonner leurs anciens objectifs de recherche, à définir de nouveaux objectifs à l’aulne du nouveau projet, et à accepter le chercheur senior bénéficiaire de la subvention d’UBFC en tant que porteur du projet. La réalité de cet engagement fera l’objet d’un suivi rigoureux de la part de l’EGS et constituera le principal critère d’acceptation ou de refus de la reconduite du projet au 18ème mois de celui-ci.
(page 45)

Mais, même dans le périmètre restreint des domaines retenus, les chercheurs susceptibles d’assurer cette fonction ne sont pas nombreux, et il faudra aller en chercher ailleurs:

Cette stratégie sera associée à un changement de paradigme de la gestion des ressources humaines, avec un montage d’équipes de 3-4 personnels, chacune conduite par un professeur recruté extérieurement.
(page 9)

On engagera même des « chasseurs de têtes » pour trouver et faire venir les « excellents » et constituer les équipes:

Fellowships seniors internationaux. Ils auront pour but de permettre l’accompagnement du recrutement d’un professeur de première classe moyennant des conditions de départs attrayantes, et d’assurer le rattachement d’éventuels futurs postes de maîtres de conférence au projet. Les fellowships seniors internationaux seront provisionnés pour une période de quatre ans. Les autres coûts comprendront notamment l’accès aux installations du laboratoire UBFC choisi par le candidat, et un montant forfaitaire destiné à couvrir les frais de déménagement de la famille du lauréat.
(page 44)

quitte, pour ça, à essayer de changer les règles du recrutement dans le service public:

l’I-SITE BFC envisage de financer une évaluation de l’impact des règles de recrutement sur la compétitivité des universités françaises, et de proposer des mesures correctives au ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et aux parlementaires.
(page 28)

Enfin, nos équipes de recherche, pourtant excellentes, ne semblent pas l’être suffisamment puisqu’il faudra que certaines soient guidées de l’extérieur:

Fellowships pour coach internationaux. Ce concept, inspiré d’un dispositif déployé par la Technical University of Singapore, a également été adopté par l’Université d’Utrecht. L’idée est que la recherche d’UBFC puisse bénéficier des conseils opérationnels (coaching) de chercheurs de renommée internationale. Un portefeuille sera octroyé à un chercheur étranger jouissant d’une haute renommée dans son domaine de recherche pour encadrer des projets qu’une équipe d’UBFC existante sera chargé de mettre en œuvre. Un accord de collaboration devra être conclu avec l’établissement employeur du chercheur-coach concerné, dans lequel il sera stipulé que celui-ci devra passer en moyenne une semaine toutes les six semaines à UBFC pour l’accompagnement du projet. Les membres de ladite équipe d’UBFC s’engagent à réviser leurs objectifs à lumière du projet de l’accompagnant invité et à accepter que celui-ci soit le porteur du projet. Le respect de cet engagement fera l’objet d’un suivi rigoureux de la part de l’EGS, et constituera le principal critère d’acceptation ou de refus de la reconduite du projet au 18ème mois de celui-ci. Les subventions du coach invité seront provisionnées pour une période de quatre ans. Les autres coûts pris en compte dans la subvention comprendront les salaires, les frais de logement et un montant forfaitaire destiné à couvrir les frais de déplacement des personnes de l’entourage privé du coach.
(page 44)

Le document [1] précise que les personnels de nos équipes de recherche seront mis en compétition à leur tour pour obtenir des financements:

Les projets déposés par les équipes d’UBFC seront expertisés par des personnalités scientifiques de renom, extérieures à UBFC, aboutissant à un classement des demandes.

Des crédits des établissements allaient auparavant aux équipes de recherche de ces établissements. Une partie des ces crédits devra maintenant abonder l'I-SITE pour être soumis à la compétition entre personnels. Les conséquences sont connues et déjà vécues par les personnels notamment depuis la création de l'ANR: davantage de temps consacré à la soumission de projets, précarité dans les financements qui favorise une recherche court-termiste, pour le temps qu'il reste à lui consacrer, évidemment.

Formation

Les formations sont bien évidemment atteintes par l'I-SITE. Ainsi, 70 % des masters « recherche » seront dispensés en anglais (ou plutôt en Business English):

L’objectif d’UBFC est de remplacer, d’ici 10 ans, la langue d’enseignement de 70 % des programmes de master orientés « recherche » par l’anglais, en commençant par les programmes de master correspondant aux trois domaines prioritaires.
(page 37)

Le document [1] l'indique explicitement: « le but de ces enseignements délivrés en anglais est d’attirer des étudiants internationaux ». Cette volonté de tout mettre en œuvre pour attirer des étudiants étrangers, souvent prêts à payer plus cher leurs inscriptions, va à l'encontre des intérêts des étudiants locaux, pour lesquels il n'y aura soit pas assez de place pour les accueillir, soit la langue deviendra un obstacle. D'ailleurs, dispenser un cours en anglais n'est pas chose aisée, ni même un désir des enseignants. Il est nécessaire d'être particulièrement à l'aise pour nuancer tous ses propos, faire passer des intuitions, etc.

Le document [1] ajoute:

Introduire des parcours en anglais dans des mentions de master ne revient pas à une uniformisation linguistique, mais à une diversification linguistique, puisque ces parcours existeront à côté de parcours enseignés en français ou dans une autre langue internationale.

Il se pose tout de suite la question des moyens pour faire des formations en deux langues, et les critères orientant les étudiants vers l'une ou l'autre. De fait, cela crée une sélection et des formations à deux vitesses. De plus, cette prépondérance de l'anglais, quoi qu'en dise madame Vinter, accentue de fait l'uniformisaton linguistique et entraîne par conséquent l'appauvrissement de la pensée et une moindre diversité des idées [3]. Par ailleurs, le document parle bien de « remplacer » la langue d'enseignement par de l'anglais, pas de compléter. Qui croire, les engagements du document ou les propos de campagne ?

Des licences conduisant à des masters en rapport avec les trois domaines de recherche prioritaires seront elles aussi prioritaires:

Certaines des licences, dont les rehaussements des taux d’encadrement sont financés par ISITE- BFC et conduisant à des masters en rapport avec les trois domaines de recherche prioritaires d’ISITE-BFC, ...
(page 65)

De nouveaux masters seront créés, soit liés aux 3 domaines prioritaires, soit dérivés de diplômes internationaux conjoints soutenus par l'I-SITE, ou encore certifiés par l'industrie et soutenus par l'I-SITE !

(d) UBFC complète son offre de nouveaux masters :
  • par ceux dérivés de l’activité de recherche d’ISITE-BFC, y compris la recherche interdisciplinaire;
  • par ceux dérivés des alliances internationales au titre desquelles des diplômes conjoints bénéficiant du soutien ISITE-BFC sont délivrés;
  • par ceux certifiés par l’industrie et créés/soutenus par ISITE-BFC.
(page 65)

A noter, un inénarrable « master en intelligence économique et en lobbying » (page 51).

Tout comme pour le volet Recherche, les établissements, devant abonder le budget de l'I-SITE, auront moins de moyens pour leurs propres formations.

Nous trouvons également un passage intéressant sur la normalisation par le haut des pratiques pédagogiques:

UBFC envisage de se doter d’outils de gestion de la qualité des formations impliquant les étudiants. Le suivi des programmes de formation vise à identifier les forces et les faiblesses des pratiques de formation et à définir, le cas échéant, les mesures d’amélioration nécessaires. La qualité des programmes de formation sera assurée au regard des normes et des directives européennes mettant l’accent sur une définition de la formation axée sur les résultats et les capacités d’apprentissage. Le cadre du suivi est décliné en différentes « dimensions » (qualité du contenu didactique, ressources allouées, pilotage, etc.) et « références » (sur la base desquelles la qualité du contenu de l’enseignement, par exemple, sera évaluée, telles que les compétences visées, l’évaluation des compétences, les activités didactiques, etc.), et aux « critères » correspondants. Le suivi sera effectué à partir des éléments descriptifs collectés à propos de chaque critère afin de produire un rapport d’évaluation et de formuler des recommandations, pour l’adoption de mesures d’amélioration si besoin.

Cette initiative a pour but de développer un enseignement innovant en UBFC, sur fond d'ancrage solide du monde de la recherche dans l'environnement socio-économique. L'approche de gestion de la qualité sera systématiquement appliquée à tout nouveau programme de formation d'UBFC, via un processus d'évaluation interne conduit par des experts européens. Les membres d’UBFC seront en outre encouragés à appliquer cette procédure de gestion de la qualité à leurs propres diplômes de licence et de master, de sorte qu’un label de qualité puisse leur être accordé.

(page 49)

Des « experts européens » viendront évaluer (encore) les formations, et donc les personnels. Gare à ceux qui s'éloignent des canons des pratiques décrétées en haut-lieu ! On appréciera également l'« ancrage solide du monde de la recherche dans l'environnement socio-économique » qui cache mal l'assujettissement attendu de la recherche aux intérêts socio-économiques locaux. La « gestion de la qualité » devient, comme souvent, le bras armé de cette inféodation.

Plutôt que jouer à la grenouille voulant se faire plus grosse que le bœuf, nos listes préfèrent assurer un véritable service public d'enseignement supérieur, non inféodé aux besoins du marché. Notre vision est celle d'une COMUE favorisant les échanges de pratiques et d'expériences entre les personnels, ancrés eux dans la réalité. Ce n'est qu'en permettant les échanges sur le travail qu'on améliore les conditions de travail et donc les formations.

Conclusion

Comme on le voit, les chercheurs qui sont hors du périmètre vont décliner rapidement puisqu’ils vont être privés de moyens et ceux qui sont dans le périmètre vont devenir les opérateurs de sommités nationales ou internationales qui seront mille fois mieux traitées qu’eux.

Pour les premiers, on organisera sans doute des « concours » du même type afin que quelques uns d’entre eux (les « moins mauvais ») puissent ramasser quelques miettes (« programme blanc ») et ce faisant éliminent définitivement les autres (la majorité des « nuls » doublement perdants) ; pour les seconds, il faudra qu’ils renoncent à leur autonomie de recherche en se mettant au service d’un « ponte » (senior interne ou recruté à l’extérieur ou même coach dirigeant à distance) pour lui faire gagner la compétition suivante (et là, soit ils pourront continuer à servir leur maître si celui-ci fait partie des gagnants, soit ils tomberont à leur tour dans la masse des enseignants de collège universitaire).

De même pour les formations, celles jugées inutiles par le monde socio-économique, via la « gestion de la qualité » seront privées de moyens et fermeront, au profit des formations des domaines prioritaires pour lesquelles le taux d'encadrement sera réhaussé.

On pourrait se contenter de critiquer le projet dans la forme et essayer de le corriger, l'amender, le réformer en disant qu’il suffirait de mieux répartir les moyens, de ne pas oublier les SHS, de respecter les dignités des uns et des autres, de valoriser la diversité, d’avoir une conception de la recherche moins hiérarchisée…, ce que ne manquent pas de faire les tenants des autres listes alors qu'ils sont impliqués dans la conception de l’I-SITE.

En fait, c'est justement parce qu'il est ce qu'il est que ce projet a été accepté. Dans ces compétitions (les Initiatives d’Excellence), c’est le pire (de notre point de vue) qui est retenu parce que c’est ce qui correspond le mieux à la logique de l'excellence: concentrer les moyens sur un tout petit nombre pour transformer la grande majorité de l'« Enseignement Supérieur » (on n’ose plus dire « et de la Recherche ») en collège universitaire.

L’opération I-SITE aura ainsi permis de laisser une douzaine d’universités (ou de groupements d’universités) sur la voie de la « collégialisation » en leur en faisant porter la responsabilité: « c’est parce vous êtes moins bons que vous avez perdu » (alors que c’est parce que leur projet n’allait pas assez loin dans le sens attendu, parce qu’il n’était pas assez excluant). Dans les deux universités qui ont « gagné », l’opération aura accéléré la pente descendante pour la majorité que constituent les exclus et asservi la recherche à un modèle « privé » (dans le sens où il ne relève en rien du service public) dans les quelques domaines privilégiés (si on peut dire).

Pour notre part, nous voulons nous appuyer sur les collectifs existants pour développer démocratiquement les collaborations souhaitées par les personnels dans le cadre du service public, ce qui va à l'opposé de la démarche et des valeurs incarnées par l'I-SITE.